• VR 5, vertical Spa, juillet 2010 (combi noire et jaune, casque argenté)

    Mon nom est Dominique Pierre, je suis parachutiste depuis 1973; je pratiquais cette activité en tant que hobby (55 ans au compteur, on ne peut plus guère parler de parachutisme sportif),j'ai effectué environ 2000 sauts.

    Victime en 2010 d'un grave accident de chasse, qui m'a laissé paraplégique, je suis désireux de resauter (tout le monde me dit: c'est très bien, dans ton état, il faut avoir des projets; puis quand je parle de resauter, on me conseille des projets plus raisonnables: des cours de cuisine ?).

    Têtu, j'ai surfé sur la toile pour voir s'il existait des personnes dans le cas  !

    J'ai alors eu l'occasion de rentrer en contact avec un australien, Dale Elliott, sorte de "Coluche" local quil est devenu paraplégique à la suite d'un accident de moto (www.daleelliott.com).

    Sans se laisser abattre, il a appris à sauter directement en chute libre dans ce état (assisté de 2 moniteurs qui ne le lâchent pas au début).

    Son rigger (réparateur de parachutes) lui a bricolé une combi qui lui permet avec deux sangles de ramener ses jambes au dessus de ses fesses.

    Il atterrit donc sur la partie la plus charnue de son individu, protégé par une sorte de coussin qu'il m'a peu décrit lors de nos quelques contacts par email.

    J'ai eu l'occasion de voir tester un mousse bag (17 cm) par un ami parapentiste et je suis convaincu qu'l s'agit d'une partie de la solution de mon problème d'atterrissage.

    Je crois qu'un demi mousse bag (la partie dorsale étant supprimée) conviendrait pour ce type d'utilisation.

    La partie mousse bag protégeant les fesses, sans gêner la position de chute et s'arrêtant au bas du container de la voile principale.

    j'ai demandé au constructeur de matériel pour parapentes Sup'air de me fabriquer un de ces mousse bag sans la partie dorsale (j'ai vu que le produit est constitué de plusieurs parties indépendantes).

    Je l'ai reçu et il va falloir maintenant intégrer cet élément avec ma combinaison et le container du parachute principal; c'est une première étape du projet.

    Parallèlement à cela, il va falloir que je trouve un moyen d'atténuer mes douleurs neuropathiques (hé oui, double punition, des roues à la place des jambes et des douleurs incessantes au niveau de l'entrée de la balle, en périphérie et dans le dos) autrement que par l'ingestion quotidienne de:

    600 mg de Lyrica

    90 mg de Symbalta

    15 gouttes de Rivotril

    52,5 mg de transtec

    10 mg de targinact

    30 mg d'oxynorm instant

    Les trois dernières substances sont des dérivés morphiniques et il est clair qu'avec tout cela, le disque dur tourne légèrement moins vite.

    Qu'en est-il de mes réflexes ?  Il m'arrive de chercher mes mots dans une conversation; il ne faudrait pas que je cherche mon système d'ouverture à l'issue d'une chute libre !

    La gravité, c'est comme le fisc, impossible de l'arrêter !

    De toute façon, il faudra qu'un médecin signe en dessous de la phrase "apte au parachutisme", sur le formulaire de visite médicale.

    Comme on peut le constater, c'est pas gagné mais j'y travaille petit à petit et j'informe de + en + de gens à propos de mon projet.

    Si quelqu'un qui est dans un cas similaire ou qui connait quelqu'un qui, etc. et qui lit ces quelques lignes, je serai ravi de prendre contact afin de parler de son expérience. 

     

     


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